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Kat se dirigeait chez son petit ami, souriante, ses cheveux noirs ébène flottait au vent frais de printemps, le soleil reflétait sur sa peau hâlée, ses yeux bleu océan ouvert sur la beauté du monde. Voilà maintenant une semaine et demi qu'elle ne l'avait pas vu, il lui manquait, elle avait tellement été occupée par l'école et par la danse qu'elle n'avait pas eu l'occasion d'aller le voir mais aujourd'hui elle n'avait pas cours et avait terminé tout ses travaux, elle pouvait aller le voir, enfin. Elle arriva devant la demeure de son amoureux, la porte comme toujours été ouverte, il aurait une surprise de la voir, elle avait préféré ne pas le prévenir pour pouvoir le surprendre, en espérant que cela l'enchanterait. La maison était silencieuse, comme vide pourtant sa voiture était devant, il devait logiquement être là, il devait encore sûrement dormir pourtant il était deux heures de l'après-midi et étant donné que c'était un lève tôt, cela la surprit tout de même, peut-être travaillait-il dans son bureau situé au premier. Elle entra dans le salon et découvrit un sac à main, ainsi que deux verres sur la table basse, l'un d'entre eux avait sur le haut des traces de rouge à lèvre, couleur rouge nacré. La peur envahit son c½ur, il commença à battre de plus en plus vite, à qui pouvait appartenir ces lèvres, pourquoi avait-il sortit un vin de sa cave ? Les questions se bousculaient dans sa tête, elle ne savait pas quoi penser de cette scène qui était en train de se dérouler. Finalement elle aurait du le prévenir pensa-t-elle. Enfin c'est peut-être sa s½ur qui est passé le voir. Qui sait, il vaut mieux ne pas tirer de conclusion trop vite tant qu'on n'a pas de preuves. Il l'aimait, elle en était sûre, il ne lui ferait jamais de mal et la ferait encore moins souffrir. Des petits gloussements d'une femme se firent entendre à l'étage, elle gravit silencieusement les escaliers pour éviter qu'on soupçonne sa présence. Quand elle arriva devant la porte d'entrée elle se stoppa net, il était encore temps de faire demi-tour, de faire comme si rien ne s'était passé, comme si elle n'avait pas vu ses indices de tromperie, faire un trait sur tout, ne pas vérifier ses craintes et laisser la supposition de la s½ur de passage. L'envie était là mais elle voulait savoir, elle voulait se prouver qu'il ne pouvait pas faire sa. Elle tourna la poignée de la porte et l'ouvrit. Devant elle, un spectacle éc½urant, Matt, l'homme de sa vie, celui avec qui elle avait perdu sa virginité, était là en tenue d'Adam en train de pénétré une autre qui jouissait de plaisir comme si elle n'avait jamais exister, comme si leur relation n'était que rêve. Les larmes coulaient sur ses joues, ils ne l'avaient même pas remarqué, invisible dans sa peine. Elle avait l'impression que son c½ur allait exploser tellement la douleur était forte, sa tête la faisait souffrir. Elle émit un léger raclement de gorge pour faire remarquer sa présence. Que devait-elle faire ? Faire un grand sourire et lui dire ironiquement : Salut mon c½ur, tu as l'air de t'amuser dis moi, tu me présentes à ton amie débat sexuel ? Matthias se retourna dans la direction de ce petit bruit, quand il découvrit sa petite amie devant lui, son maquillage dégoulinant sur son visage d'ange, il se dégagea de la jeune fille qui ne comprenait pas pourquoi il s'était brusquement arrêté avant de remarquer la nouvelle arrivante dans la pièce. Le jeune homme attrapa rapidement son caleçon et le mit tandis que la femme tentait de se cacher dans les couvertures rouge de honte, elle savait qu'il avait une petite amie, une jeunette de dix-sept ans mais elle ne pensait pas qu'elle débarquerait à l'improviste, logiquement elle devrait être en cours. Il essayait d'exprimer quelques mots d'excuses qui ne tenait pas la route mais Kat ne l'écoutait pas, elle n'écoutait rien, les yeux fixé dans le vide, elle n'en croyait pas ses yeux, il la trompait, depuis combien de temps ? Depuis le début ? Avec combien de filles ? Elle se rendit compte que tous les mots doux qu'il lui avait dit, tout ces je t'aime, toutes ces preuves d'amour qu'il lui avait montré au cours de leur relation de six mois, ce n'était que du baratin, désormais elle se demandait même si il l'avait vraiment aimé un jour. Fixer tel un poteau, regardant celle qui lui avait voler son homme, celui qu'elle avait aimé plus que sa propre vie, celui qui lui avait rendu le sourire malgré la douleur, malgré ses problèmes, il avait profiter d'elle, il l'avait tromper. La peine se transformait en haine, de la colère pour lui qui s'était foutu d'elle pour pouvoir obtenir ce qu'elle avait de plus cher sa virginité, elle, qui avait tout gâché, gâcher son amour, ses joies, ses moments à elle et lui, ses promesses, son avenir. Matt mit sa main sur l'épaule de la jeune fille pour essayer de la ramener à la réalité. Kat se dégagea rapidement et le toisa de haut en bas, ses yeux lançaient des éclairs, il la dégoutait, elle avait envie de lui cracher au visage, de le taper avec ses poings, de le détruire comme elle était détruite à cet instant.
- Ne me touche pas, hurla-t-elle
- Ma chérie, écoutes moi, je suis navré. Tu me manquais tellement je ne sais pas ce qui m'a pris !, bredouilla-t-il
- Ah oui, je te manquais ! Tu sais appeler pour tenter de savoir si on pouvait se voir était plus simple que de t'en taper une autre et surtout sa m'aurai fait moins de mal.
Elle regarda la jeune femme devant elle, s'est vrai qu'elle lui ressemblait, la même couleur de cheveux, les mêmes yeux mais un ton de peau différent et surtout une personnalité différente, jamais à elle, il ne lui serait venu l'idée de coucher avec un mec déjà pris, jamais. Elle regarda une dernière fois celui qui avait fait battre son c½ur avant de s'enfuir en courant loin de lui, loin de ses mensonges, loin de la triste réalité qui s'était ouverte devant ses yeux. Elle courut encore et encore sans s'arrêter, la fatigue l'importait peu, la douleur qui tiraillait ses jambes la souciait guère, elle voulait partir le plus loin possible. Ses talons risquaient de la faire tomber à chaque moment mais tant qu'elle était debout rien ne l'arrêterait. Soudain elle tomba au sol, son talon avait lâché, les passants ne remarquèrent rien, ils ne tentèrent même pas de l'aider, obnubiler par les affaires, fonçant comme si ils avaient le feu au derrière, comme si seul leur vie importait dans ce monde. Elle enleva ses chaussures et continua de courir, le sol froid sous ses pieds lui donnaient des frissons, mais peu importe le froid, peu importe la faim, peu importe la soif, peu importe la douleur qui martelait son c½ur, une chose l'importait : s'enfuir. Tout oublier, si seulement il était possible de devenir amnésique, de zapper de son esprit une partie de sa vie, en particulier lui. Courir sans s'arrêter, fuir pour échapper à ce qui fait mal mais à quel prix ?
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